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  • : Christelle Chardin
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 16:33

La petite reine déniaisée par le pignon fixe

Depuis quelques mois, une nouvelle tendance émerge en France, la pratique du vélo à pignon fixe, dit « fixie » pour les intimes. Longtemps considéré comme un sport top ringard, un passe-temps de papys à varices, le vélo de route investit le bitume des grandes villes, fait trembler les automobilistes mal assurés et prend un sacré coup de jeune. 

Pas de vitesse, pas de freins. Telles sont les particularités de cette bicyclette minimaliste qui a envahi, ces dernières années, les rues des grandes villes d’Amérique du Nord et d’Europe. Comme les produits laitiers, le vélo à pignon c’est l’assurance de sensations pures. Nouvelle lubie de graphistes à grosses lunettes, mode souterraine, sport extrême en milieu urbain, le fixe est tout à la fois et son pratiquant, fier d’en être.

« Un moyen de transport rock & roll »

Pour mieux appréhender le phénomène et comprendre un peu les choses, rendez-vous est pris au QG des fixies parisiens, dans la boutique spécialisée, Cyclope. Ici, un portail sans code, une cour sans fond et, enfin, une inscription en vert : CYCLOPE. On se dit que pour arriver là, déjà, faut connaître. Virage à gauche, descente de quelques marches et nous voilà dans le magasin, plus cave que boutique de cycles. Des cadres nus partout. Des gens, plus nombreux que ce qu’on avait imaginé. Moyenne d’âge ? Trente ans. Pour la visite guidée, on repassera.

C’est Barthélemy, 22 ans, étudiant en horlogerie, mécano estival et look de graphiste en sus qui éclairera sans quitter l’atelier. Pratiquant très régulier, notre interlocuteur nous donne vite les clés du succès (encore relatif) du fixe: « C’est un moyen de transport assez rock & roll, qui garde un esprit urbain et reste proche des sports de glisse. Les mecs qui font du vélo de route nous regardent comme des fous, comme des hérétiques du vélos. »

Alors, forcément, ça plaît. Être regardé en biais par des vieux cons a toujours un côté amusant. C’est donc toute une bande de tarés dans le vent, mi-geek, mi-casse cou, qui a ressorti les vélos des placards et contribué à rendre hype la petite reine de grand papa, pourtant promise à la casse.

Explications sur le site fluctuat.net
Illustration tirée du concours photo organisé par pignonfixe.com

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